Un violent terroriste se convertit et devient un humble serviteur de Jésus

Publié le par Jean-Luc

Rien est impossible à Dieu, pas même de transformer un terroriste violent et impulsif qui appartenait au Front al-Nosra, un groupe rebelle et djihadiste affilié à Al-Qaïda en un humble serviteur du Seigneur. Retour sur le témoignage d’un homme qui a rencontré Jésus.

Il y a moins de quatre ans, Bashir Mohammad se battait en première ligne de la guerre civile en Syrie pour le Front al-Nosra, un groupe rebelle et djihadiste affilié à Al-Qaïda de 2013 à 2016. Rien ne pouvait laisser présager, à cette époque, l’étonnante transformation, tant au niveau de ses croyances que de son tempérament, qu’il vivrait quelques années plus tard, et dont lui-même a été le premier surpris.

Selon le New-York Times qui relate son histoire, Bashir Mohammad déclare lui-même qu’il y a peu de temps encore, il aurai abattu tous ceux qui osaient suggérer de se tourner vers Jésus, lui qui croyait autrefois que tuer les chrétiens était la bonne chose à faire.

Rien, ni le contexte familial dans lequel il a été élevé, ni son éducation, ni ses rencontres, ni même son expérience de la vie ne laissait le moindre espoir de le voir un jour changer de vie. Et pourtant…

Né et élevé dans une famille musulmane, Bashir Mohammad a été amené par son cousin vers 15 ans à entendre les prédicateurs djihadistes. Il a rapidement  adhéré à certaines interprétations les plus extrêmes de l’islam « même celles dont vous n’avez jamais entendu parler », a-t-il affirmé.

Lorsque la guerre a éclaté en Syrie, après le soulèvement du pays en 2011, Bashir Mohammad a d’abord rejoint les forces kurdes laïques dans leur lutte pour l’autonomie. Rapidement, cependant, il est traumatisé par les morts qu’il voit sur la ligne de front, ce qui réactive son intérêt pour les versions extrémistes de l’islam qu’il avait appris à l’adolescence :

« Quand j’ai vu tous ces cadavres, cela m’a fait croire tout ce qu’ils disaient dans les conférences. Il me fit chercher la grandeur de la religion, ou du moins les violentes interprétations de cette religion. »

Lorsqu’un ami l’invite, au cours de l’été 2012, à rejoindre le Front Al-Nosra, Bashir Mohammad l’accepte sans hésiter une seconde. Là aussi, il est confronté à une brutalité extrême, pire il y participe, lorsqu’ avec plusieurs collègues, il écrase plusieurs chrétiens au bulldozer.  A la différence que cette fois-ci, la propagande djihadiste semble avoir rendu la violence supportable, comme il l’explique lui-même :

« Ils nous disaient que ces gens étaient des ennemis de Dieu… et donc j’ai regardé ces exécutions positivement ».

Lorsqu’il entre brièvement du front pour célébrer le Nouvel An kurde de sa famille en mars 2013, son tempérament et sa colère effrayent ses propres parents qui le renvoient de chez eux. Endoctriné par ses mois passés auprès des djihadistes, il passe ses congés isolé avec sa fiancée.

Positionné à l’arrière du peloton à son retour sur le front, Bashir Mohammad observe, à travers ses jumelles, le territoire du gouvernement syrien. Il constate alors que les soldats, considérés comme les ennemis des extrémistes, exécutent une ligne de prisonniers avec un bulldozer. Il conclue alors dans son coeur qu’il n’y a pas beaucoup de différence entre leur comportement comme djihadistes et celui des soldats gouvernementaux.

Sa conscience le travaille, et il réalise que quelque chose ne va pas : « «Je suis allé à Nosra à la recherche de mon Dieu, dit-il. Mais après avoir vu des musulmans tuer des musulmans, j’ai réalisé qu’il y avait quelque chose de mal. »

Désanchanté, il déserte alors le front al-Nosra, risquant l’exécution et retourne chez lui à Afrin.

L’année suivante, lui et sa femme fuient complètement la guerre, partent pour Istanbul et rejoignent environ 2,5 millions d’autres Syriens en exil en Turquie. En musulman zélé, Bashir Mohammad prie un jour si fort que ses voisins d’étage se plaignent et demandent : « quand vas-tu devenir un prophète ? ».

Extrêmement religieux, Bashir Mohammad, qui a pourtant fui les extrémistes, exige toujours que son épouse se couvre les cheveux et le cou et porte un niqab, un vêtement qui couvre complètement le visage.

Au début de 2015, elle tombe gravement malade. Comme sa santé s’aggrave, Bashir Mohammad appelle son cousin Ahmad au Canada, celui qui l’avait conduit aux conférences djihadistes lorsqu’il était adolescent. Il explique au cours de sa conversation téléphonique, l’état préoccupant de santé de sa femme.

Ahmad lui partage alors qu’il s’est converti au christianisme, ce qui a choqué Bashir Mohammad et lui demande de mettre son téléphone près de Mme Rashid, afin que son groupe de prière puisse chanter et prier pour sa santé. Horrifié, l’homme musulman refuse d’abord, car on lui a toujours apporté un enseignement négatif sur le christianisme. Étant cependant totalement désespéré, il finit par accepter l’offre d’Ahmad.

Après la prière, la santé de Mme Rashid s’améliore en quelques jours, ce que Mohammad attribue à l’intervention de son cousin. Interpellé, il demande alors à son cousin de lui recommander un prédicateur chrétien à Istanbul qui pourrait lui présenter le christianisme.

Mis en contact avec Eimad Brim, un missionnaire d’un groupe évangélique appelé le bon Pasteur, accepte de le rencontrer. Selon le témoignage de l’homme de Dieu, Bashir Mohammad est rapidement convaincu par la foi chrétienne, en dépit du danger mortel dans lequel il se placerait dans le cas où il changeait de religion.

Bashir Mohammad explique que la lecture de la Bible l’a rendu plus calme que de lire le Coran, les églises qu’il a visité ont été plus accueillantes que les mosquées du quartier, et selon lui, les prières chrétiennes plus généreuses que les prières musulmanes…

Mais c’est surtout deux rêves que le couple a eu lorsqu’il a commencé à envisager de quitter l’islam qui va conduire à sa conversion. Alors que Mme Rashid a rêvé d’un personnage biblique qui séparait les eaux de la mer Mohammad a vu Jésus lui donner des pois chiches, ce que le jeune homme musulman de 25 ans a vu comme un signe d’encouragement de Jésus. Se sentant aimés, ils ont donné leur vie au Seigneur.

« Il y a un grand écart entre le dieu que j’avais l’habitude d’adorer et celui que j’adore maintenant », a déclaré M. Mohammad. «Nous adorions dans la crainte. Maintenant, tout a changé. « 

Aujord’hui, Bashir est totalement transformé. Avec celle qui est devenu son épouse, il invite les chrétiens convertis, tous d’origine musulmane, à une lecture biblique hebdomadaire dans le sous-sol d’un appartement à Istanbul.

22 réfugiés se retrouvent ainsi pour prier et louer le Seigneur en chantant notamment : « les personnes qui ont fui leurs maisons, Dieu leur apporte la sécurité ». C’est Bashir a dirigé la première partie de la rencontre, et c’est aussi lui qui a distribue le café par la suite.

Il semble être celui qui unit les participants de ce groupe car il se comporte comme s’il était né et avait été élevé comme un chrétien.

Pour ce jeune chrétien d’origine musulmane, le prix à payer est cependant lourd. Son rejet de l’islam fait en effet de lui une cible pour ses anciens alliés fondamentalistes et il craint qu’ils ne le rattrapent un jour. S’ils le font, cependant, il estime qu’il a maintenant la plus grande protection de tous. «J’espère, dit-il, en Dieu.»

Source : Journal chrétien

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