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Publié par Jean-Luc

Sur la base du volontariat, une cinquantaine de collaborateurs de l'entreprise
américaine Three Square Market vont se faire implanter une puce électronique dans la main. Elle remplacera leur badge et leur permettront de circuler dans les locaux, d'utiliser la photocopieuse ou encore de s'acheter un en-cas au distributeur. De quoi susciter le débat.


Ouvrir les portes du bâtiment, démarrer son ordinateur, utiliser la photocopieuse et acheter une canette au distributeur, le tout grâce à un petit implant situé dans la main. C'est ce que Three Square Market, une entreprise américaine basée dans l'Etat du Wisconsin, compte proposer à ses employés.

Une cinquantaine de volontaires
Les volontaires (une cinquantaine de collaborateurs selon les estimations de l'entreprise) se verront implanter une puce RFID entre leur pouce et leur index, lors d'une "chip party", qui doit avoir lieu le 1er août 2017. Chaque puce, de la taille d'un grain de riz, coûte environ 300 dollars. Elles sont développées par la société suédoise Biohax International.

Aux évidentes protestations contre l'atteinte à la vie privée, l'entreprise américaine rétorque que la puce n'est pas un mouchard : elle n'embarque pas de GPS et n'enregistrera pas les allées et venues des employés implantés. Three Square Market précise, par ailleurs, que toutes les données traitées par la puce seront chiffrées et sécurisées. Il n'en reste pas moins que cette approche de l'homme cyborg soulève de nombreuses questions.

Une "Implant Party" à Futur en Seine
Alors pourquoi prendre une initiative si décriée ? Quel intérêt pour le fonctionnement d'une entreprise ? Dans une interview accordée à une chaîne de télévision locale, les arguments de la société restent très légers. Le PDG de l'entreprise, Todd Westby, avance simplement : "C'est la prochaine tendance qui va inévitablement s'imposer et nous voulons en faire partie".

En France, la première "Implant Party" s'est déroulée en 2015 à l'occasion du festival Futur en Seine.Pendant deux heures, chercheurs, biologistes et spécialistes des nouvelles technologies avaient échangé sur ce sujet épineux pendant que les volontaires se faisaient implanter, chacun leur tour, sous le regard curieux du public.

A l'époque, Camille Pène, la directrice du festival, expliquait à nos confrères d'Industrie & Technologies : "Lorsqu’ Hannes Sjoblad (le fondateur du groupe de biohackers Bionyfiken, à l'origine de ce mouvement, ndlr) nous a contactés pour nous proposer d’organiser cette soirée, nous avons d’abord été très surpris et effrayés. Cette pratique pose de nombreuses questions sur les interactions entre les hommes et les machines. Puis nous nous sommes dit qu’il était important de se poser ces questions et d’aborder les problèmes que cela entraîne". 

Source : usine-digitale.fr / chrétiens2000

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