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Publié par Jean-Luc

Un chrétien ayant à cœur le salut des pécheurs, consacrait ses vacances à répandre l'Evangile en distribuant des traités. Dans ce but, il avait choisi comme champ d'activité, un bateau faisant le service de la rivière Clyde, en Ecosse.

Comme il tendait une brochure à l'un des voyageurs, ce dernier lui fit observer que ses efforts n'avaient que fort peu de succès en perspective. « Je ne méprise nullement ce genre de travail », ajouta-t-il, « J'en ai fait autant dans ma jeunesse étant moi-même un croyant, mais je n'ai jamais récolté le moindre fruit.»
Le colporteur fut un peu interloqué de cette remarque, mais le souvenir de sa propre conversion dissipa bien vite cette impression. Elle était due, en effet:, à la lecture d'un traité reçu dans la rue, lorsqu'il avait douze ans.

Par une froide soirée d'hiver, le jeune garçon passait devant une salle de mission, lorsqu'un inconnu l'arrêta et lui tendit un traité tout en l'invitant à entrer pour écouter l'Evangile. Il accepta et entendit là des paroles qui réveillèrent sa conscience, l'amenant à penser à l'éternité et à son état de péché devant Dieu. Rentré chez lui, dans un grand travail d'âme, il lut le traité et trouva la paix.

Le colporteur raconta ces détails au voyageur qui témoigna un vif intérêt à l'ouïe de ce récit.  
 - «Puis-je vous demander où cet émouvant épisode s'est passé ? »

Lorsqu'il connut le nom de la rue, la maison et la date précise, ses yeux se remplirent de larmes et s'emparant de la main de son interlocuteur, il lui dit avec une profonde émotion: «Je me souviens parfaitement du jeune garçon aux yeux brillants, que j'engageai à entrer, ce soir-là, dans la salle des missions; car c'est à moi qu'avait été confiée, pendant plusieurs soirées, la tâche d'inviter les passants et de leur remettre des traités.

J'étais alors tout jeune converti et, comme je ne voyais aucun fruit de mon service, je finis par l'abandonner. Il y a vingt ans de cela, et Dieu me montra, et Dieu me montre aujourd'hui que mon service pour Lui n'a pas été vain.
S'Il me conserve en vie jusqu'à mon retour en ville, je reprendrai, avec son aide, le travail qu'Il m'avait confié, travail que par infidélité et manque de foi, je n'avais pas jugé digne d'être accompli.»
L'intervalle de vingt ans était perdu pour toujours.

Bientôt l'occasion de servir le Seigneur prendra fin pour nous aussi. «Ne nous laissons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas.» (Gal 6.9)

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