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Publié par Jean-Luc

Malgré les 4900 kilomètres qui séparent la Corée du Nord avec la Thaïlande, les Nord-Coréens, parmi lesquels des chrétiens, sont de plus en plus nombreux à transiter par ce pays dans l’espoir d’être accueilli en Corée du Sud. Explications

Le nombre de Nord-Coréens prêt à transiter par la Thaïlande dans l’espoir que le gouvernement de ce pays les livrera aux fonctionnaires de Corée du Sud ne cesse d’augmenter. Pourtant, c’est un périple à grand risque. Non seulement, les deux nations sont séparées par environ 4900 kilomètres, mais pire encore, la majeure partie du chemin passe par la Chine, qui tend à résorber l’afflux de réfugiés nord-coréens en les renvoyant chez eux, où ils feront face à de terribles représailles dans les goulags.

Pourtant, malgré les risques, les Nord-Coréens sont prêt à tout pour fuir le régime totalitaire et sans pitié de leur pays et sont chaque années des centaines, voire des milliers à entamer ce long voyage.

Et ceci pour une raison simple, la Thaïlande est une des nations les plus proches où les Nord-Coréens peuvent raisonnablement s’attendre à ce que le gouvernement les livre aux fonctionnaires sud-coréens.

Selon Reuters, 385 Nord-Coréens seraient ainsi rentrés illégalement en Thaïlande au premier semestre 2017, un chiffre en augmentation comparativement à 2016 puisqu’il pourrait avoisiner les 700 à 800 personnes d’ici la fin de l’année.

Si les raisons de cette augmentation du nombre de Nord-Coréens décidés à quitter leur pays ne sont pas clairement exprimées, le désespoir caractérise néanmoins tout ceux qui entreprennent de risquer gros pour un avenir meilleur.

Ces voyages sont gérés principalement par deux grands groupes de personnes : des passeurs sans scrupules qui facturent plusieurs milliers de dollars premièrement, ou des réseaux chrétiens secrets opérant à partir de Séoul en Corée du Sud. Cette longue route est connue par les « contrebandiers » chrétiens sous le nom de « chemin de fer souterrain ».

Le leader clandestin de l’un de ces réseaux chrétiens a précédemment déclaré :

« Quand ils (les transfuges) sortent de la Corée du Nord, ils ont l’air vraiment misérables et maigres. Nous les faisons habituellement demeurer dans la maison d’un membre de l’église (en Chine) pendant un mois, juste pour manger. »

Les contrebandiers chrétiens sont souvent confrontés à des réfugiés qui considèrent que le paysage de la Chine est fantastiquement moderne. Un transfuge Nord-Coréen arrivé en Chine a par exemple déclaré qu’il n’avait jamais mangé de porc jusqu’à ce qu’il soit arrivé dans une maison chinoise. Il a également demandé à ses protecteur de lui donner un gâteau pour son anniversaire, un goût qu’il ignorait totalement.

La maigreur des Nord-Coréens est telle qu’il faut un mois complet pour permettre qu’il retrouve plus que la peau sur les os. A cause de leur mauvais état de santé, ils sont en effet trop facilement repérés  par les services de surveillance chinois.

Après avoir repris des forces, les réfugiés doivent se soustraire aux officiels de la Chine en voyageant dans des trains publics et des bus jusqu’à la frontière du Laos.

En passant par les trekking, les bateaux de la rivière et les autobus, les déflecteurs doivent ensuite traverser le Laos pour atteindre le Mékong qui marque la frontière avec la Thaïlande.

Là, ils peuvent trouver l’agent de police le plus proche et demander à être arrêté. La Corée du Sud négocie alors généralement leur libération, les dirige vers Séoul, et après un interrogatoire, les libère dans la société sud-coréenne.

Source : Journal Chrétien

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