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Publié par Jean-Luc

J'étais en prison, gravement malade ; à mes côtés se trouvait un pasteur du nom de Iscu. Il avait été sauvagement frappé et torturé pour sa foi. Il était à l'agonie, et cependant il était calme. Iscu était à ma droite. Couché à ma gauche, il y avait l'homme qui l'avait torturé à mort et que ses camarades avaient plus tard arrêté et maltraité. Il était lui aussi sur le point de mourir.
Une nuit, il se réveilla et interpella Iscu : «S'il te plaît, pasteur, dis une prière en ma faveur ; les crimes que j'ai commis sont si atroces que je n'arrive pas à mourir». Iscu, lui-même très souffrant, appela deux autres prisonniers, s'appuya sur eux, passa près de mon lit, s'assit sur le bord de la couche de son bourreau et lui caressa la tête. C'était un spectacle extraordinaire.
Je n'oublierai jamais cette scène, ce geste d'amour envers un homme qui l'avait frappé si brutalement et qui était responsable de sa mort prochaine. À son geste, il ajouta : «Je vous ai pardonné de tout mon cœur, je vous aime. Mais Jésus, le Fils de Dieu, lui, l'amour incarné, vous aime et peut, lui seul, effacer vos péchés pour toujours. Allez vers lui, il vous attend patiemment. Il désire aussi vous pardonner. Il faut simplement que vous vous repentiez».
Dans cette cellule de prison, j'ai été témoin des confessions du bourreau avouant tous ses meurtres devant Dieu et devant celui qu'il avait torturé. Ils prièrent ensemble et s'embrassèrent. Le pasteur retourna péniblement à son lit. Ils moururent la même nuit, en paix avec leur Sauveur.

R. Wurmbrand

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