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La bible parodiée des féministes est née...

 

Lassées de voir la Bible utilisée pour légitimer une "soumission des femmes", une vingtaine de théologiennes protestantes et catholiques se revendiquant également féministes se sont réunies pour publier "Une Bible des femmes".

Le projet a été lancé à Genève, en Suisse, par Elisabeth Parmentier et Lauriane Savoy, deux enseignantes de la Faculté de théologie, fondée il y a plus de quatre siècles (1559) par Jean Calvin, le père du protestantisme francophone.

(Pauvre Jean Calvin, s'il voyait ça...)

"On a constaté autour de nous qu'il y avait énormément de méconnaissance des textes bibliques, beaucoup de gens qui ne les connaissent plus, ou bien qui pensent qu'ils sont complètement périmés et [...] plus du tout en adéquation avec les valeurs actuelles d'égalité, etc.", a expliqué Lauriane Savoy, 33 ans.

(Il s'agit de comprendre en gros qu'il faut adapter la Bible au monde moderne pour lui plaire... Christ n'a t-il pas plutôt dit que sa venue apporterait la division et l'opposition entre ses disciples et les autres ? Matthieu 10.34-39)

L'idée a donc été, poursuit-elle, de "montrer que les valeurs féministes et la lecture de la Bible ne sont pas incompatibles".

(Ah bon ? Lorsqu'on se donne la peine de faire quelques recherches sur les valeurs du féminisme qui défendent notamment  l'avortement et l' immoralité sexuelle; j'ai personnellement beaucoup de mal à y voir une compatibilité avec la Bible...)

Vite rejointes par la théologienne catholique canadienne Pierrette Daviau, les deux protestantes genevoises ont réuni autour d'elles un panel de consœurs venues de différents horizons à la fois géographiques, religieux et générationnels.

"Relents du patriarcat"
 
Publiée il y a quelques semaines, "Une Bible des femmes" se veut également un hommage à un ouvrage au titre similaire: la "Woman's Bible", parue en 1898 sous la direction de la suffragette américaine Elizabeth Cady Stanton qui, déjà, s'indignait des interprétations masculines de la Bible.

"Nos chapitres scrutent des errances de la tradition chrétienne, des occultations, des traductions tendancieuses, des interprétations partiales, des relents du patriarcat qui ont pu mener à nombre de restrictions, voire d'interdits pour les femmes", expliquent les auteures en introduction de l'ouvrage.

(S'il est vrai que des hommes dans beaucoup de civilisations dites "chrétiennes" ont abusé de leur position d'autorité , cela relève plus de la tradition et il ne s'agit pas pour autant de réviser les enseignements bibliques.)

"Dans un passage de l'Évangile selon Saint Luc, qui met en scène Marthe et Marie , détaille par exemple Elisabeth Parmentier, il est écrit que Marthe assure le service, on a donc dit que Marthe servait le repas alors que le terme grec 'diakonia' peut également avoir d'autres sens, par exemple signifier qu'elle était peut-être diacre".

(Oui, sauf que les diacres et diaconesse  ont une humble position de service dans l'église et que celle-ci n'avait pas encore été mise en place à ce moment là... Le Saint-Esprit n'est descendu qu'à la Pentecôte suivant la mort du Christ et les diacres ont été institués en Actes 6 , pas avant...)
 

Marie-Madeleine, plus une prostituée

Autre exemple de lecture féministe avec Marie-Madeleine ou Marie de Magdala.
"C'est le personnage féminin qui revient le plus dans les Évangiles, rappelle Lauriane Savoy. Elle reste avec Jésus, y compris lorsqu'il va mourir sur la croix alors que tous les disciples hommes ont eu peur, c'est elle qui va au tombeau en premier et découvre la résurrection [...] c'est un personnage fondamental alors qu'on l'a pourtant décrite comme une prostituée qui était aux pieds de Jésus, peut-être même l'amante de Jésus dans des fictions récentes", constate Lauriane Savoy.

(La Bible ne dit à aucun moment que Marie de Magdala  et la femme pécheresse (prostituée ?) qui lave les pieds de Jésus avec ses cheveux sont la même personne. Cette croyance provient  d'une tradition non biblique.)

Les théologiennes prennent également soin de replacer les textes dans leur contexte et leur portée, notamment quand elles relisent certaines lettres envoyées par Saint Paul aux communautés chrétiennes naissantes contenant des passages pouvant facilement être lus comme radicalement antiféministes.

(Tout a une explication. Si Dieu a donné à l'homme l'autorité dans la famille c'est à cause de la chute : Genèse 3.16, 1Timothé 2.12-14. Toutefois, il ne s'agit pas d'une autorité  asservissante ou humiliante : Colossiens 3.18-19, Éphésiens 5.24-29)

"C'est comme si on prenait des lettres que quelqu'un envoie pour donner des conseils en considérant qu'ils sont valables pour l'éternité [...], c'est pour ça qu'on se bat contre une lecture littéraliste qui prend les textes au premier degré", affirme Elisabeth Parmentier.

(Donc si les enseignements de l'apôtre ne sont plus valables aujourd'hui , autant déchirer les épîtres ou les ignorer...)


#MeToo

Les théologiennes abordent ainsi la Bible à travers différentes thématiques: le corps, la séduction, la maternité, la subordination... Le livre s'achève en donnant la parole à Marie, la mère de Jésus.

Et à l'heure où le mouvement #Metoo a redonné vigueur au combat féministe, "chaque chapitre prend appui sur des questions existentielles des femmes, des questions qui se posent aujourd'hui", souligne encore Elisabeth Parmentier. Le livre se taille "un joli début de succès", se félicite son éditeur, Matthieu Mégevand, directeur de la maison d'édition protestante Labor et Fides.

D'un côté, "on est surpris car, quand on met le mot Bible dans un titre, cela peut avoir tendance à rebuter, dit-il à l'AFP. Mais on pensait aussi qu'il pouvait intéresser étant donné les problématiques féministes actuelles."

"Par rapport à celles qui disent que l'on doit jeter la Bible si l'on est féministe, nous, notre pari, c'est justement qu'il ne faut pas", insiste Elisabeth Parmentier.

Mesdames et messieurs, après la Queen James Bible, la bible gay née en 2012; voici donc la nouvelle parodie de la Parole de Dieu...

 

Avec les informations de  :
Lalumieredumonde.fr
Photo : 
AFP/Fabrice Coffrini

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