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France : Il s’injecte une séquence ADN et une protéine génétiquement inspirées de la Bible et du Coran !

 

Adrien Locatelli, un lycéen de Grenoble, féru de biotechnologie et de bidouillage d’ADN , rapporte s’être injecté un virus dont le génome renferme une séquence codée à partir d’un passage de la Bible ainsi qu’une protéine inspirée d’un texte du Coran.

Ce lycéen a converti (si j’ose dire) des versets de la Genèse (versets de la Torah, Gen. 1.1 à 11.9) en séquences ADN. Il a ainsi remplacé chaque lettre hébraïque par une des quatre lettres (A, C, T, G) composant l’alphabet génétique. Il a ainsi obtenu une longue séquence ADN. Celle-ci a ensuite été traduite en acides aminés, les briques constituant les protéines.

Cette séquence génétique inspirée de la Torah a ensuite été implantée dans un adénovirus associé (AAV), un virus capable d’infecter l’être humain mais qui ne provoque pas de maladie. Il n’entraine généralement qu’une réponse immunitaire de défense modérée.

Ce lycéen s’est ensuite injecté par voie sous-cutanée dans la cuisse gauche 500 millions de copies de cet AAV génétiquement (et religieusement) modifié.

Il a également converti en protéine une séquence génétique inspirée de la sourate Ar-Ra’d, la 13e du Coran. Il a supprimé du texte toutes les lettres à l’exception de quatre qu’il a transposé en nucléotides (les lettres de l’alphabet génétique).

Il a ensuite traduit la séquence ADN inspirée du Coran en protéine. Celle-ci comportait deux acides aminés cystéine. Ceux-ci ont été solidarisés par une liaison chimique (pont disulfure) de façon à stabiliser la protéine de 59 acides aminés qu’il avait obtenue. Le lycéen s’est ensuite injecté, dans la cuisse droite, 7 mg d’une préparation partiellement pure de cette protéine «  d’origine coranique ».

Le lycéen, qui a publié le 3 décembre 2018 son expérience sur le site de prépublication OSF Preprints, indique que l’injection du vecteur adénoviral dans sa cuisse gauche a provoqué une légère inflammation pendant quelques jours. Quant à l’injection de la protéine dans la cuisse droite, elle n’a donné lieu à aucune réaction, déclare le lycéen, très fier de conclure par ces mots son article dont les résultats restent néanmoins à valider : « c’est la première fois que quelqu’un s’injecte lui-même des macromolécules développées à partir d’un texte [religieux]. Ceci est très symbolique, même si cela ne présente pas beaucoup d’intérêt ».

Est-il besoin de dire que ce lycéen joue à l’apprenti sorcier en s’injectant dans la peau des gènes synthétiques ?

Marc Gozlan
 

Pour en savoir plus :

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